16/10/11

Nuit blanche Paris


Urban Affect  acte III
Le projet Réveiller la ville
La notion du Rituel du corps dans l’espace public. Cette démarche ma conduit à une réflexion plastique sur le corps projeté dans l’espace urbain. « Une pensée esthétique urbaine qui inscrit, l’individu dans l’espace public en un lieu et une situation donnés ». 

Nous avons pris le RER A au bout de la ligne à 4h20 chaque matin pendant un mois.
Et nous avons regardé filmé...
 
De l’individu, au corps social.
Pour le projet de la nuit blanche j’ai proposé à Thierry Payet de nous rejoindre. Plasticien, reporters du quotidien caché de la ville, avec qui je travail sur différant projet urbain, de vivre une expérience sensible et plastique de la cité pour continuer à alimenter le projet URBAN-AFFECT.
Cette expérience consiste à aller voir quel est le peuple qui nous prépare la ville durant notre « nuit blanche », cette masse qui réveille la grosse machine.

« En surface, le jour à peine levé, il est 5h.
Dans les couches profondes
Où ni nuit ni jour ne se dispute la vedette
Le réseau est en marche!
Circulent ceux qui déjà debout
Vont réveiller la ville »

Valérie Thomas

La nuit est la couture de la ville. Les mêmes lieux. D’autres habitants. Les espaces vides. Le travail. Les retouches. La nuit (p)répare le jour.
Ailleurs que les lieux de la nuit blanche. Des caméras posées dans la ville rendent compte du temps, des lieux, de ce qui se passe. Des gens — les retoucheurs —, des flux, des usages. Parfois rien.

Thierry Payet

Nous voulons voir et compter, compter le nuit blanche dans les entrailles de la non-ville.
Qui entretient la grosse machine ?
Qui brique la ville monde, pour accueillir le réveil du monstre.
Alors on est descendu, on est aller jusqu’au bout du réseau pour le prendre à la bonne heure. L’heure du lever du jour pour le peuple du réseau :
4H32
Et le jour est noir.
Et l’on a compté le noir qui prépare le blanc.
Le processus est simple et implacable : on décent, on pose les caméras et l’on compte, on compte le peuple qui nettoie, qui repart, qui alimente la machine.
Noir-noir-noir-blanc
Et les heures passent et le jour ce levé qui blanchi tout
Noir-noir-blanc
Blanc-blanc-noir

La nuit blanche ne l’est que pour nous, blanc
La nuit blanche est noire à 4H32 au début de la ligne A
Elle est noir à 5H puis 5H28, 5H40 au bord delà cité encor noir.

JC Choblet